Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

dimanche 26 juin 2011

Harper Blaine, tome 2 : Etreinte mortelle



Harper Blaine
Tome 2 : Étreinte Mortelle
de Kat Richardson

Éditions Eclipse
Collection Bit-Lit

Sortie le 27 mai 2011
Format Broché / 384 pages / Prix 14,90 €


Présentation de l’éditeur :


Harper Blaine était détective privé jusqu’à sa mort Depuis elle est devenue Arpenteuse. Elle a la capacité de traverser la frontière ténue qui sépare le monde des vivants du royaume du paranormal. Elle se retrouve engagée par un groupe d’universitaire qui cherche à créer un poltergeist artificiel, lorsque l’un des chercheurs est retrouvé mort, Harper va devoir enquêter pour retrouver l’assassin qu’il soit humain ou non. Découvrez la deuxième enquête d’Harper Blaine.

L'avis d'Heclea

Si Harper Blaine pensait qu'une fois habituée à la Brume tout serait plus facile et que les choses reprendraient leur cours normal, elle se trompait. Lorsqu'on est détective paranormal, rien n'est plus jamais pareil et les missions qui nous sont confiées sont tout à la fois dangereuses, inquiétantes et évidemment surnaturelles, ce deuxième tome en est la preuve.

Si dans le premier opus Harper suivait plusieurs affaires, dans ce tome elle se consacre à une seule enquête, mais qui va lui demander et du temps et de l'énergie pour comprendre ce qui se passe et trouver la solution.

Dans cet épisode, notre héroïne, même s'il lui reste beaucoup de choses à apprendre, semble plus à l'aise avec son nouveau pouvoir, et par la même occasion, le style et l'intrigue s'en trouvent moins compliqués.
L'auteur s'efforce cette fois-ci d'étoffer son univers et de nous présenter d'autres particularités de la Brume et du don d'Harper. Celle-ci parait d'ailleurs moins secrète, et l'on commence à mieux la cerner, à deviner ses envies, et donc à l'apprécier d'avantage.

On retrouve également certains personnages que l'on avait rencontrés lors de l'enquête précédente, en particulier Ben et Mara (et leur fils Brian), et les passages dans leur famille nous permettent de souffler un peu et même de rire. Tout comme pour Harper, ces moments sont de petites bouffées d'oxygène dans une atmosphère de plus en plus sombre.

Encore une fois, les protagonistes sont nombreux et les pistes diverses et variées. L'enquête n'a rien de facile et réserve des passages où la tension et l'action sont plus que palpables. Les manifestations du poltergeist sont délicieusement stressantes et l'on préfère ne pas imaginer ce que l'on ferait à la place de nos personnages. Une fois l'intrigue bien lancée, le rythme s'accélère pour finir sur une solution en apothéose.

Ce second tome confirme l'impression que l'on pouvait déjà avoir, à savoir qu'Harper Blaine est une de ces héroïnes qui se met toujours dans les pires situations, mais qui pourtant reste intègre et dévouée à ce en quoi elle croit... une héroïne comme on les aime et qui nous promet des enquêtes toutes plus noires et dangereuses les unes que les autres.

Qui es-tu Alaska ? de John Green


Qui es-tu Alaska ?
de John Green

Editions Gallimard Jeunesse 
Collection Pôle Fiction

Sortie Mars 2011
Poche / 405 pages / 7,60 €


Présentation de l'éditeur : 

Miles Halter a seize ans et n'a pas l'impression d'avoir vécu. Assoiffé d'expériences, il décide de quitter le petit cocon familial pour partir loin, en Alabama au pensionnat de Culver Creek. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C'est là aussi, qu'il rencontre Alaska. La troublante, l'insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young.

L'avis d'Heclea

A travers une tranche de vie d'adolescents longue de 272 jours exactement, John Green arrive à nous raconter toute une histoire... Une histoire de connaissance de soi, une histoire de découverte de l'autre, une histoire d'amour, d'amitié, d'apprentissage.

En mettant en scène l'intrigue dans un pensionnat, lieu fermé par excellence et avec de nombreuses restrictions, l'auteur trouve le décor idéal pour nous raconter le rapprochement de nos personnages, pour les faire grandir sous nos yeux, pour nous les faire aimer petit à petit parce qu'ils sont touchants ou tout simplement parce qu'ils nous rappellent des souvenirs.

Entre rébellion et enfantillages, entre drague et blagues, ces personnages vont vivre un évènement qui va les marquer toute leur vie, un des évènements pour lesquels il y a un avant et un après.

La plume de John Green est agréable, simple, actuelle et arrive à nous projeter aux côtés de ces héros d'un moment. On a l'impression d'être avec eux au pensionnat, de fumer en cachette, de découvrir leurs premiers émois, de discuter de tout et de rien pendant des heures.

Paradoxalement à ces moments simples, les personnages sont tous particuliers, cachant des zones d'ombre, des moments de doute, des enfances difficiles ou tout simplement des hobbies inhabituels, de ces petits riens qui font toutes les différences. Leur passé les a modelé d'une manière émouvante, touchante, et parfois énervante.

Même si l'action n'est pas toujours au rendez-vous, même si tout reste simple, au rythme des jours qui passent, les pages se tournent toutes seules et il est difficile de lâcher ce livre une fois que l'on connait un peu mieux ces personnages. Arrivés à la moitié, il devient impossible de le poser, marqués comme les héros par ce qui se passe alors.

Impossible de parler plus avant de l'évènement, du jour J, sans risquer de vous gâcher la lecture, il vous faudra donc vous immerger dans ce roman pour en savoir plus, pour connaitre ce moment qui va tout changer, qui va faire de ce livre un livre particulier, un de ceux que l'on garde en mémoire longtemps, parce qu'il nous a touché.

Double hélice


Double hélice
de Philippe Kleinmann & Sigolène Vinson

Editions du Masque

Sortie le 20 avril 2011
Broché / 412 pages  / 17,50€


Présentation de l'éditeur :

Le lendemain de ses vingt-trois ans, Samuel, étudiant en biotechnologie, reçoit un pli en provenance d’une étude de notaires italiens. A l’intérieur, une lettre de son père, le docteur Joshua Adam Lenostre, qui lui donne rendez-vous dans les bureaux de Maître Ricci à Venise.
Premier signe de vie de ce chirurgien, mort devant ses yeux d’enfant, onze ans plus tôt lors de l’incendie de son laboratoire de recherche de l’Institut Curie. Le laboratoire était alors à l’aube d’une découverte thérapeutique majeure. Samuel Lenostre, intrigué, se rend à Venise où Maître Ricci lui remet un opuscule intitulé « Voyage à Gênes ». Son père semble être l’auteur de ce journal intime qui relate le quotidien d’un médecin du 21ème siècle projeté à la fin du Moyen Âge, à l’époque d’Ambroise Paré et de Paracelse.
Comment survivre à l’aube de la Renaissance avec simplement ses connaissances et ses deux mains ? Comment protéger sa famille d’un criminel prêt à tuer pour un brevet ? Comment aimer ses enfants de si loin ? Comment faire quand le temps presse et que l’on n’a que cinq siècles devant soi…

L'avis d'Heclea

Si vous êtes passionnés d'Histoire et de Sciences, ce livre est fait pour vous. Si, en plus de cela, vous aimez les enquêtes et les voyages dans le temps, vous ne devez pas passer à côté.

En alternant les passages dans le futur (le présent se déroulant en 2018) et les sauts dans le passé à l'époque du Moyen Age, les auteurs nous offrent une intrigue où l'on ne s'ennuie pas une seconde, une aventure pleine de rebondissements et passionnante.

En plus de nous livrer une enquête distrayante, ce roman nous plonge dans une ambiance moyenâgeuse très bien décrite. Il est ainsi facile de se sentir concerné par les découvertes de Joshua, de comprendre sa passion et son envie. De plus, il est particulièrement intéressant d'imaginer ce que serait le passé avec nos connaissances actuelles.

Le paradoxe entre intervention dans le passé et modification du présent, qui se trouve à ce moment là être le futur, est intelligemment utilisé et semble très crédible. D'ailleurs, plus on avance dans la lecture et plus on prend conscience de l'importance de ce stratagème. Celui-ci permet également d'apporter un niveau supplémentaire en nous faisant côtoyer de grands noms de la littérature ou de la science, et leur arrivée dans l'intrigue est à chaque fois une surprise bien amenée...

A mi-chemin entre enquête policière et livre historique, à la frontière entre science-fiction et science tout court, ce roman nous plonge réellement dans un univers particulier. Il arrive à nous faire passer très facilement d'une période à une autre, alternant avec brio message du passé et action présente. Le changement régulier d'époque nous tient en haleine et l'on a toujours envie d'en savoir plus, de découvrir un peu plus le Moyen Age et surtout de comprendre ce qui est exactement arrivé.

En résumé, un livre plaisant et très intéressant, de quoi joindre parfaitement l'utile à l'agréable en se documentant sur le passé tout en s'immergeant dans une enquête bien menée !


Plaisirs coupables, tome 1 de Hamilton - Ritchie - Booth

Plaisirs coupables, 

Tome 1 
de Hamilton - Ritchie - Booth

Editions Milady Graphics 

Sortie le 24 juin 2011
Album couleur / 14,90€ 

Présentation de l'éditeur :

Mon nom est Blake, Anita Blake. Les vampires, eux, m’appellent « l’Exécutrice » et par égard pour les oreilles les plus chastes, je ne vous dirai pas comment, moi, je les appelle. Ma spécialité, au départ, c’était plutôt les zombies. Je relève les morts à la nuit tombée pour une petite PME. Ce n’est pas toujours très exaltant et mon patron m’exploite honteusement, mais quand on a un vrai don, ce serait idiot de ne pas s’en servir. Tuer des vampires, c’est autre chose, une vieille passion liée à des souvenirs d’enfance. Depuis qu’ils sont officiellement reconnus et ont pignon sur rue, ils se croient tout permis. Certes, il y en a de charmants, voire très sexy, mais il y en a aussi qui abusent. Ceux-là je les élimine. Rien de tel pour garder la forme : ça vous fouette le sang !


Avis d'Asmodée

Après une longue attente, cela fait plaisir de pouvoir enfin tenir entre nos mains le premier tome des aventures d'Anita Blake en comics. La sortie de cet album est d'autant plus un évènement que le personnage d'Anita est emblématique à la vague littéraire dite Bit-lit. La question primordiale est de savoir si cette adaptation se veut fidèle au roman dont elle est tirée. La réponse est un oui sans condition ! L'univers de l'Exécutrice est restitué avec la meilleure sophistication possible. Que l'on apprécie ou pas les dessins de Brett Booth, il reste indéniable que le graphisme a fait l'objet d'une attention particulière. Si les expressions faciales peuvent parfois être un chouïa exagérées et les musculatures un peu trop développées, les proportions de tailles et les styles vestimentaires sont parfaitement respectés.

Ce premier volume de Plaisirs coupables respecte l'édition reliée américaine, ce qui voit l'histoire scindée en deux tomes. Niveau bonus au goût de friandise pour les fans, on retrouve en prélude de l'aventure un commentaire de Laurell K Hamilton, écrit en 2009, qui narre la Genèse (?) du comics, mais également dans quelles conditions précaires naquit la série mettant en scène son héroïne fétiche. On retrouve également des illustrations pleine page des personnages ainsi que les couvertures VO en fin d'album.

Cerise sur le gâteau, une courte histoire baptisée Vampire espèce protégée fait la lumière sur la législation qui protège depuis peu les buveurs de sang dans le monde d'Anita. L'esprit de la série est donc respecté, car les dessins fourmillent de détails et clins d'œil que les fans de la Réanimatrice sauront débusquer. À l'image du support littéraire, le personnage de Jean-Claude est expert en pause lascive, et une galerie de mâles séduisants ou dangereux, souvent les deux, entoure Anita. Cette adaptation comics constitue un bon complément au roman Plaisirs coupables et officiera comme pièce de choix pour les inconditionnels de Laurell K Hamilton. Surtout que le comics est parvenu à conserver la quintessence adulte propre au roman, sans dénaturer certains aspects ambigus faisant le charme de la série.

Un album doté d'une finition appréciable, une traduction de qualité avec Isabelle Troin aux commandes, une esthétique sensuelle en accord avec l'univers de l'auteure… L'attente fut grande, mais en valait la chandelle. Car Milady Graphics a soigné ce premier tome guetté par les fans et a su se montrer à la hauteur. Reste à espérer que la suite de Plaisirs coupables ne saurait tarder.

Après les hommes de Mathias Bernardi

Après les hommes
de Mathias Bernardi


Editions JC Lattès

Sortie le 02 février 2011
Format Broché / Prix 19€




Présentation de l’éditeur :

Dans un monde où l’argent détermine plus que jamais votre durée de vie, des foyers de protestation naissent dans les grandes capitales. Paris, Londres, Berlin, Athènes, Mexico, partout des émeutiers tentent de renverser les gouvernements établis pour faire entendre leur voix. En l’espace d’une génération la face du monde a changé, avec l’arrivée d’un seul médicament : le Trant T. Pour une somme faramineuse les puissants s’achètent un tiers d’espérance de vie en plus alors que le reste de la population meurt de plus en plus jeune.
Et les projets des grands groupes pharmaceutiques vont encore plus loin. En secret, on a fondé le Club de Rome, composé de grands industriels, de chefs d’État, de médecins. Silencieusement, on y prépare le projet Renaissance, qui pourrait bien changer radicalement l’essence de l’homme et l’humanité telle qu’on la connaît.
Au cœur des villes en proie au chaos, Kathryn, jeune inspecteur privé, doit enquêter sur les meurtres violents de grands industriels pharmaceutiques. En s’infiltrant dans les milieux altermondialistes, toutes ses idées sont mises à mal, et un passé douloureux refait surface.
Avec Après les hommes, Mathias Bernardi signe un thriller d’un réalisme angoissant, et dessine avec force l’avenir d’un monde à la dérive.


Avis de Chani
Dans un futur pas forcément si lointain, la science a fait de tels progrès que vieillir n’est plus inéluctable, on peut garder une apparence juvénile et tout son intellect quelque soit son âge. Avoir un enfant sans le porter est devenu réalité. Mais seulement pour les plus riches, les plus puissants. Les écarts entre riches et pauvres n’ont jamais été si creusés, et ce qui devait arriver finit par arriver, la révolte éclate, les émeutiers s’en prennent aux symboles du pouvoir et des inégalités : les labos pharmaceutiques, et deux de leurs industriels sont tués.
Dans un Londres complètement désorganisé en proie aux affrontements, Kathryn, dépêchée depuis les Etats-Unis, va devoir mener l’enquête.

Mathias Bernardi nous dépeint un monde futur, mais pourtant très proche du notre, plongé dans la violence à cause du déséquilibre croissant de la société. Ça ne vous rappelle rien ? À la lumière des évènements du « Printemps arabe », ce scénario n’en paraît que plus crédible.
Ses personnages sont fouillés, même si pour moi il manque un petit quelque chose pour les rendre attachants. L’enquête est lente, on progresse pas à pas, et c’est un peu dommage car il y a des longueurs, il manque un peu de dynamisme pour que ce thriller soit un peu plus palpitant, car malgré une très bonne intrigue, l’ensemble reste un peu plat faute de rythme.
Néanmoins, Après les hommes reste un très bon roman, avec une intrigue ô combien réaliste, et des personnages solides.