Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

mercredi 6 avril 2011

Dark-Hunters Tome 9 : L'homme-tigre de Sherrilyn Kenyon

Dark-Hunters
Tome 9 : L'homme-tigre
de Sherrilyn Kenyon

Collection Crépuscule
Éditions J'ai lu

Sortie le 16 février 2011


Présentation de l'éditeur :

Quand Maggie Goudeau, fille d'un riche sénateur de La Nouvelle-Orléans, entre dans le bar Le Sanctuaire, Wren Tigarian est fasciné. Lui, le garou hybride, paria parmi les siens, ne comprend pas l'élan qui le pousse vers cette fragile jeune fille de bonne famille. Il ne connaît rien aux femmes. Ce qu'il maîtrise à la perfection, c'est l'art de la traque et de la mise à mort. Sa nature est de détruire, pas de caresser. Pourtant, l'attirance est là, trop animale pour que tous deux puissent y résister. Mais, en se liant à Maggie, Wren provoque la haine de ses ennemis. Pour la protéger, il doit impérativement élucider le meurtre de ses parents, quitte à remonter dans le temps. Aventure périlleuse où la délicate Maggie saura démontrer qu'elle aussi possède le courage d'une tigresse...

Avis d'Elaura

Une petite pause bienvenue dans l'univers des Dark-Hunters avec l'histoire de Wren Tigarian, were-hunter et tigre à ses heures.
Rejeté depuis l'enfance, Wren travaille et vit au Sanctuaire. Solitaire et katagarias jusqu'au bout des ongles, Wren est certainement le plus sauvage des pensionnaires du refuge. Pourtant, quand il rencontre Maggie Goudeau, fille d'un sénateur, il en tombe éperdument amoureux. Dès lors, Wren fera tout pour vivre pleinement cet amour, malgré le danger qui les menace et la haine que le couple inspire à ses ennemis.

Un tome passionnant qui nous montre l'envers du décor de la vie des Katagarians et surtout qui introduit avec brio le personnage de Savitar directeur du conseil de l'Omegrion qui régit la vie des Katagarias et des Arcadiens. Cet homme mystérieux dont nous ne connaissons rien est aussi puissant qu'Acheron et aussi charismatique.
Il est également responsable de l’entraînement de Nick depuis qu'il est devenu un chasseur de la nuit et il est plaisant, après les événements tragiques du tome 7, d'avoir enfin de ses nouvelles.
En effet, Maggie, notre héroïne, était une amie de Nick et sa brusque disparition soulève bien des questions parmi les humains.
Sa rencontre avec Wren va la pousser dans ses retranchements et va l'obliger à dépasser ses préjugés pour vivre pleinement son amour. Elle en devient courageuse et finit par prendre des positions à l'opposé de ce que l'on attend d'elle.
Wren, quant à lui, est un personnage fascinant et il est certainement le pilier du roman. L'auteur l'a particulièrement bien construit et tout en lui évoque l'animal qu'il est en réalité. De ses expressions jusqu'à sa manière de faire l'amour, Kennyon dépeint sa dualité avec brio et il n'en devient que plus attirant, sexy et en même temps très émouvant.
Bien sûr tout est bien qui finit bien et nous pardonnons facilement à l'auteure les quelques facilités scénaristiques accordées sur la fin.
Mais qu'importe, ne boudons pas notre plaisir et savourons ces quelques heures de lecture sensuelles et sympathiques, surtout que nous ne retrouverons nos Dark-Hunters qu'à la fin 2011 avec enfin, la parution de quelques inédits. Vivement !!

Les jeunes filles en fleur, Tome 2 : L'héritière de Laura Lee Guhrke

Les jeunes filles en fleur, 
Tome 2 : L'héritière
de Laura Lee Guhrke

Editions J'ai Lu
Collections Aventures et Passions

Sortie le 16 mars 2011 
Poche / 315 pages / 6,90 €

Présentation de l'éditeur :

Une romance fine et subtile, où les contes de fées se réalisent…
Dans l’Angleterre victorienne, Prudence Bosworth, jeune couturière rêveuse, hérite de la fortune de son père caché. Une seule condition pour jouir de son lègue : se marier dans l’année. Bien déterminée à épouser un homme qu’elle aime, la jeune femme jette son dévolu sur le cynique duc de St. Cyres. Ce qui est loin de déplaire à ce dernier : il doit absolument épouser une riche héritière…

Avis d'Elaura :

Second opus de la série Jeunes filles en fleurs, cette fois c'est l'histoire de Prudence Bosworth que nous raconte Laura Lee Guhrke, toujours de cette plume élégante et légère qui fait de ses romans de véritables petits moments de bonheur.
Même si ici, le récit est bien plus classique que dans le premier tome, il n'en reste pas moins chargé de bon sens et d'émotion, et l'analyse fine du déclin de l'aristocratie anglaise de cette fin de XIXème siècle donne une note plus critique au roman.

Prudence est une couturière qui devient une riche héritière à la mort de son père. Un père qu'elle n'a jamais connu puisque celui-ci a pris la fuite face aux responsabilités qu'impliquait une grossesse.
Obligée de trouver un époux pour jouir de la totalité de sa fortune, Prudence fait son entrée dans le grand monde et côtoie ceux pour qui elle travaillait peu de temps auparavant.
Elle revoit également le duc de St. Cyres qu'elle avait rencontré alors qu'elle s'exerçait à ses travaux de couture lors d'un bal. Celui qu'elle prend pour un preux chevalier va devenir un prédateur prêt à tout pour obtenir un consentement de mariage car St. Cyres est un dandy acculé par les dettes et totalement ruiné.
De mensonges en manipulations, le duc va se prendre à son propre jeu, et la gentille et douce héritière va apprendre à ses dépends que la fortune peut devenir une lourde charge à porter.

Qu'il est bon de se plonger dans un roman où la simplicité apparente du propos nous cache bien des choses et où les personnages évoluent de manière subtile. Prudence, derrière ce masque de naïveté, est pourtant une femme résolument moderne qui a travaillé toute sa vie pour subvenir à ses besoins. L'arrivée de cette fortune va considérablement changer sa vie et sa vision de celle-ci, pourtant rien n’entachera sa confiance absolue en ses convictions profondes à savoir que le mariage est une affaire de cœur et non de gros sous. Elle assume son romantisme jusqu'au bout quitte à renoncer à ce cadeau venu du ciel et à travailler durement.

St. Cyres, quant à lui, est l’archétype même du débauché pourtant, il est loin de se satisfaire de cet état de fait. Tout au long du récit, il va prendre conscience que porter un titre engendre de grandes responsabilités et que de nombreuses personnes dépendent de lui.
L'évolution de l'industrialisation rend l'aristocratie obsolète et les puissants du royaume ne sont plus des lords mais des roturiers qui travaillent et se lèvent tôt chaque matin.

Une lecture fort agréable pour un roman réussi, loin d'être aussi léger qu'il n'y paraît et c'est avec beaucoup de plaisir que nous lirons la suite de ces Jeunes Filles en Fleurs à paraître en mai.