Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

jeudi 16 décembre 2010

La confrérie de la dague noire, Tome 4 : L'Amant Révélé de J.R. Ward


La confrérie de la dague noire, 
Tome 4 : L'Amant Révélé
de J.R. Ward

Editions Milady
Sortie le 3 décembre 2010


Présentation de l'éditeur :

Butch O'Neal est un battant de nature. Il a eu la vie dure, c'est un ancien flic et il est le seul humain autorisé à rester dans le cercle très fermé de la confrérie. Et pourtant il veut s'enfoncer encore plus dans le monde des vampires et s'engager dans la guerre contre les Eradiqueurs. Il n'a rien à perdre. Son cœur appartient à une vampire femelle, une aristocrate de toute beauté qui est largement hors de sa portée. S'il ne peut l'avoir elle, au moins il peut se battre au côté de ses frères...

Chronique d'Elaura :

Quatrième volet de La Confrérie de la Dague Noire, L'Amant révélé est consacré à Butch. Le bien aimé humain, ex-flic, qui vit au sein de la Confrérie sans vraiment en faire partie. D'ailleurs, tout le problème est là. Il n'est qu'un humain qui vit au crochet d'une bande de guerriers vampires pleins aux as. Il ne possède rien qui ne lui soit offert par ses nouveaux amis et sa sensation de malaise ne fait que grandir quand il constate qu'il n'a rien à donner à celle qu'il aime, Marissa.
Rencontrée lors du premier opus, Marissa est une noble, membre de la Glymera et l'ex shellane de Kholer. Leur rencontre avait été explosive, mais voilà, depuis, Marissa refuse de revoir Butch.

Persuadé que son refus relève du dégoût de sa condition (d'humain et d'assisté), il tombe plus profondément dans sa dépression alcoolisée. En sortant du Zéro Sum, Butch défend un civil attaqué par des éradiqueurs. L'enfer se déchaîne alors et il se retrouve acculé, torturé, jusqu'à sa rencontre avec l'Omega qui scelle son destin de façon définitive. Seuls Marrissa et Visz, son co-locataire et meilleur ami, parviendront à le ramener vers la lumière.

Si l'histoire de Zsadist avait été profondément poignante, celle de Butch n'en reste pas moins touchante, et ce, pour plusieurs raisons. Premièrement, sa nature. Humain au milieu d'êtres surnaturels, constamment mis à l'écart de l'action pour sa fragilité, Butch est tout de même un homme fort et dominant qui a du mal à accepter d'être mis sur la touche. En toute logique, il tente autant que faire se peut d'aider ses frères mais son absence d'implication physique le mine. Il se sent inutile et honteux de profiter de la générosité de la Confrérie alors que son action est limitée.
Son intervention auprès du civil va changer sa vie de manière radicale et lui offrir une chance de changer cet état de fait. Sortir de sa condition humaine pour intégrer pleinement la société vampire dont il se sent si proche sera son salut, sa rédemption, et lui permettra de faire la paix avec son passé, sa famille.

Sa relation avec Marissa est belle mais elle est totalement occultée par ses liens avec Visz et c'est la seconde raison pour laquelle ce récit est si atypique et particulier. Au final, on se demande si la véritable histoire d'amour n'est pas là, entre ses deux mâles si différents et en même temps si proches. L'on se surprend à attendre le moindre dialogue, leurs échanges étant ponctués d'ambiguïté, de chaleur et de tristesse. De l'émotion en barre et c'est la gorge serrée que nous suivons l'évolution de leur relation. Bien sûr, l'histoire de Butch et Marissa a un épilogue heureux, mais nous ne pouvons nous empêcher de penser à celui qui reste sur le carreau, dont le désespoir nous chagrine et nous touche.
Le cinquième tome lui sera consacré, gageons que L'Amant délivré (à paraître en février 2011) sera tout aussi captivant.

Les enquêtes de Lavinia et Tobias Le Mystère du bracelet bleu d'Amanda Quick


Les enquêtes de Lavinia et Tobias
Le Mystère du bracelet bleu
d'Amanda Quick

Edition J'ai Lu
Collection Aventures et Passions

Réédition à paraître le 5 janvier 2011


Présentation de l'éditeur :

Epouser Howard Hudson, le célèbre mesmériste, n'était qu'une étape dans le plan qui devait mener l'ambitieuse Céleste aux plus hautes sphères de la société. Malheureusement, son ascension sociale prend fin dans un entrepôt au bord de la Tamise. C'est là que l'on retrouve le corps sans vie de la jeune femme, étranglée à l'aide d'une cravate... Céleste était-elle impliquée dans le vol de la Méduse bleue ? Ce bracelet en or, datant de l'Antiquité romaine, doit son nom à une gemme bleue gravée d'une tête de Méduse. Plusieurs collectionneurs convoitent le bijou, qu'on dit doté de pouvoirs paranormaux. Certains iraient sans doute jusqu'au crime pour se l'approprier.
Engagés par Howard Hudson, Lavinia Lake et Tobias March se lancent sur la piste de l'assassin de Céleste. Cette nouvelle enquête leur réserve bien des surprises...


Chronique d'Elaura :

Voici enfin la suite des aventures et Lavinia et Tobias, couple improbable de détectives privés, qui enquêtent pour le compte de particuliers souhaitant la plus grande discrétion.
Le mystère du bracelet bleu fait suite à l'Intrigante de Londres et se passe quelques semaines après son dénouement. Lavinia et Tobias, sont toujours amants, bien qu'ils vivent chacun dans leur demeure respective. Dans cette époque de régence anglaise, les mœurs obligent le couple à monter maints stratagèmes pour pouvoir vivre quelques moments d'intimité ce qui pimente grandement leur liaison. Mais Tobias commence à se lasser de se cacher et ses sentiments pour Lavinia se précisent. Il veut faire d'elle sa femme, ce qui le met dans une position fort déplaisante, car rien (et surtout personne) ne peut bousculer la sacro-sainte indépendance de sa conjointe.

Bien sûr, l'idylle de nos deux héros n'est pas l'essentiel de l'intrigue puisqu'elle tourne principalement autour de leur nouvelle enquête à savoir, la disparition d'un mystérieux bracelet bleu et le meurtre d'une femme.
La défunte n'est autre que l'épouse d'Howard Hudson, un ami de la famille de Lavinia, mesmériste de métier, qui éprouve des sentiments peu avouables envers notre détective. Nos deux tourtereaux mèneront l'enquête et iront de surprises en surprises …(suite)

L'Age des dragons - 1 : Bitterwood

L'Age des dragons - 1 : Bitterwood
de James Maxey


Éditions Le Pré aux Clercs
Avril 2010




Présentation de l'éditeur :

L'Age des dragons a sonné le glas de l'humanité. Depuis des décennies, les hommes ne sont plus que des esclaves à la merci d'un système féodal cruel.
Bant Bitterwood a consacré sa vie à chasser et tuer les dragons afin de venger sa famille. Sa légende a fait le tour du monde et inquiète depuis toujours le pouvoir en place. Cette fois, pourtant, il a commis un acte qui bouleverse définitivement l'avenir fragile des hommes. Lorsqu'il assassine le fils préféré du roi Albekizan, ce dernier décide d'éradiquer purement et simplement la race humaine. Et dans ce but, il ordonne la construction d'une ville-abattoir où sera exécutée toute la population. Bitterwood, capturé et emprisonné, met tout en oeuvre pour soulever la rébellion.
La lutte s'annonce sanglante. Bitterwood mettra t-il fin à la suprématie des dragons, ou bien ne parviendra t-il qu'à mener les humains à leur perte ?

Une histoire rondement menée qui reflète les tourments de notre époque et traite avec subtilité des thèmes de la guerre et du génocide. D'un rebondissement à l'autre, James Maxey nous entraîne aux côtés de personnages hauts en couleurs dans un monde moins éloigné du notre qu'il n'y parait.


Chronique de Kamana

Une belle surprise, une découverte surprenante ! Entre dragons tous puissants et humains esclaves réduits à la domesticité voilà un univers qui va ébranler notre façon de penser.

Plaçons déjà le contexte pour comprendre ce roman. Dans ce monde dirigé par le roi Albekizan, les dragons ont la place d’honneur. Au départ, nous ne savons pas exactement où se déroule l’histoire, si c’est sur Terre ou sur un territoire tout droit sorti de l’imagination de l’auteur. Ce que nous apprenons c’est que les limites de ce royaume sont naturelles avec la mer d’un côté et les montagnes de l’autre. La trame se déroule entre l’année 1070 et 1100 A.D. comprenez « âge des dragons », vu qu’ils sont les maîtres incontestés.
Leur race se divise en trois catégories, les Dragons Solaires, les Célestes et les Terrestres. Les premiers, peu nombreux, sont les dirigeants et ont tous les pouvoirs, leur carrure impressionnante intimant le respect. Les seconds ont accès à des statuts privilégiés comme conseillers du roi, savants ou sorciers et les derniers se cantonnant à des postes comme gardes car ils sont privés d’ailes, plus petits et massifs.
Quelque soit leur race, les dragons parlent, ont une intelligence égale à celle des humains. Ce qui est troublant au départ car nous essayons de nous projeter et de les imaginer avec leurs griffes, leurs gueules et la parole en plus dans des situations parfois très proches des nôtres.

De leur côté, les humains sont des esclaves, des domestiques, allant jusqu’au statut d’animaux de compagnie, mais la plupart sont « libres », mais sous le joug de la royauté, obligés de donner la moitié de leurs récoltes, car après tout ce sont les terres d’Albekizan donc tout lui appartient ! La pauvreté, la misère, la saleté sont omniprésentes. La comparaison avec notre moyen-âge s’impose vu le système féodal en place.

Comme dans toute main-mise seigneuriale il existe des opposants. Mis à part quelques courants religieux diamétralement séparés, un seul homme se lève contre Albekizan, Bant Bitterwood. Nous apprendrons petit à petit d’où lui vient cette haine des dragons.
Le jour où il décide de tuer le fils préféré du roi, le monde dans lequel il vit va basculer. Cet acte va sonner le glas de l’humanité mais peut-être pas seulement celui des hommes…
Certains dragons ne vont pas voir d’un bon œil cette extermination, comme Vendevorex, le sorcier du roi et Jandra son humaine domestique. A eux deux avec l’aide de Bitterwood mais aussi d’une poignée d’humains et de dragons ils vont mettre en marche un vent de rébellion.

Dans cet univers nous allons côtoyer des personnages charismatiques, très intéressants. L’auteur s’attarde longuement sur chacun d’eux mais sans aucune longueur. Leurs caractères, leurs spécificités seront intégrés au récit avec pertinence. Nous apprendrons à connaître aussi bien certains humains que quelques dragons. La nature même de ces derniers nous sera révélée en milieu de trame et notre approche première va être très sérieusement remise en question. Nous serons ébranlés par certaines révélations et voilà que ce monde nous apparaîtra sous un tout autre jour… nombres de certitudes vont tomber et notre intérêt va prendre un tout autre aspect. Une soif de connaissance va s’emparer de nous jusqu’au dernier mot de ce livre !

James Maxey a du génie. A peine fini le premier tome que nous voulons la suite. Car oui tout n’est pas fini au contraire ce n’est qu’un commencement. L’auteur joue de sa plume à merveille et tous les noms et lieux, qui au départ pouvaient effrayer, deviennent accessibles, mémorisables très facilement grâce au déroulement de l’histoire et au style d’écriture.

Ce qui était au départ un roman fantasy va se transformer en un tout autre genre : l’anticipation ! Mais chut… en dire plus serait nuire à la beauté de l’œuvre. Ce livre est si riche que pour en parler il faudrait encore s'attarder alors je n'aurais que deux mots à dire : Lisez-le !

Anita Blake Tome 12 : Rêves d'Incube de Laurell K. Hamilton


Anita Blake
Tome 12 : Rêves d'Incube
de Laurell K. Hamilton


Éditions Milady


Présentation de l'éditeur :

Ce qui caractérise la vie d'Anita Blake, c'est un sanglant mélange de vampires, de loup-garous et d'autres lycanthropes en tout genre... et encore je ne parle que de ses amis!

Quand la brigade spéciale de la police demande à Anita Blake de l'aider à résoudre un cas surnaturel particulièrement horrible, elle doit faire appel à sa célèbre rigueur et insensibilité pour ne pas craquer. Mais avec sa vie partagé entre ses fonctions de réanimatrice de mort et ses problèmes sentimentaux personnels, il semble improbable qu'elle trouve du temps pour s'occuper de ce nouveau cas...


Chronique de Molina :

Et voici le tant attendu 'Rêves d'incube', tome 12 de notre série bien aimée Anita Blake. Tout d'abord un gros clin d'œil pour la couverture qui est une petite merveille, l'une des plus réussies à mon avis! I love you

Ce nouvel opus reste indéniablement dans la lancée des deux derniers. En effet le changement intervenu dans le tome 10 se poursuit tant au niveau de l'intrigue que des personnages. Anita se retrouve ainsi de plus en plus souvent au milieu des, comme elle le dit si bien, 'urgences métaphysiques' et ses relations avec les vampires et les métamorphes vont encore se modifier.

Certains personnages évoluent beaucoup, comme Nathaniel qui gagne en maturité et en confiance en lui ou Richard qui commence une introspection et un début d'acceptation de lui-même qui est plus que bienvenu! Anita n'est pas en reste côté changement puisqu'elle accepte de mieux en mieux les concessions nécessaires pour assouvir l'ardeur et pour soutenir Jean-Claude. C'est un véritable plaisir de voir ce petit couple se comprendre de plus en plus facilement, ce qui permet à Jean-Claude de se libérer et d'être encore plus fidèle à lui-même.
Un petit coup de cœur pour l'agrandissement du harem d'Anita, certains nouveaux sont à croquer! (suite)