Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

mardi 23 novembre 2010

Les Gardiens des éléments Tome 1: La maîtresse du vent Rachel Caine


Les Gardiens des éléments
Tome 1: La maîtresse du vent

Rachel Caine

Éditions Eclipse

Sortie le 19 novembre 2010
Format Broché / 344 pages / Prix 17 €


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Éditions Panini books
Collection Crimson

Sortie le 23 janvier 2013
Format poche / 329 pages / Prix 8 €



Présentation de l'éditeur : 



Les gardiens existent depuis toujours. Certains d’entre eux contrôlent le feu, d’autres la terre, l’eau ou le vent, et les plus puissants sont capables de contrôler plus d’un élément. Faute de gardiens, Mère Nature ferait sans mal disparaître l’humanité de la surface de la terre…


Joanne Baldwin est une gardienne des éléments. En général, il lui suffit de faire un geste de la main pour apprivoiser la tempête la plus violente. Mais Joanne tente à présent d’échapper à un autre type de tourmente: des accusations de meurtre. Elle n’a plus qu’à recourir à une tactique très humaine, celle qui consiste à sauver sa peau.

Son seul espoir s’appelle Lewis, le plus puissant des gardiens. Malheureusement, lui aussi a tenté d’échapper au Conseil mondial des gardiens faisant de lui l’homme le plus recherché du monde. Et sans Lewis, les chances de survie de Joanne fondent comme neige au soleil… Elle parcourt à toute vitesse les routes des États-Unis dans sa Mustang à sa recherche, en espérant qu’il puisse l’aider, tout en essayant d’échapper à la tempête qui veut sa peau…


Chronique d'Elaura :


Les toutes jeunes éditions Eclipse nous offrent un superbe titre de Rachel Caine en ce mois de novembre, le premier tome d’une série qui fera parler d’elle, tant l’originalité du propos souffle un vent frais sur le petit monde de la bit-lit !

Nous connaissions déjà l’auteur grâce à la publication de sa série Young Adult Vampire City (chez Hachette Jeunesse) qui avait fait bonne impression. Cette fois-ci, exit les adolescents et les vampires, place aux Gardiens des éléments, des êtres humains dotés de pouvoirs uniques et particuliers, de grandes compétences magiques qui permettent à la Terre de tourner correctement. Ce sont une poignée d’élus qui régissent les caprices de Mère Nature, sans quoi, l’espèce humaine aurait déjà disparu de la surface de la terre, comme les dinosaures. Il y a trois sortes de gardiens. Les Gardiens de la Terre évitent des dizaines de catastrophes (séismes à grandes échelles, disparition d’espèces …), les Gardiens du Feu contrôlent les feux et les tendances suicidaires de la planète qui aime réduire les choses en cendres et il y a les Gardiens des Cieux qui tentent de dominer les aléas climatiques. Ils travaillent dans le secret le plus totale, au sein d’une grande machine bureaucratique pyramidale dont le siège se trouve dans le bâtiment des Nations Unies à New-York.

Joanne Baldwin est une Gardienne des Cieux plutôt douée mais relativement jeune dans l’organisation. Aussi, quand elle prend la fuite suite à une accusation de meurtre, elle ne se doute pas qu’elle fera l’objet d’une chasse sans concession, menée tambour battant par les Gardiens les plus doués de la planète. Son périple à travers les États-Unis lui réservera bien des surprises …

Haletant ! Voilà un adjectif qui qualifie parfaitement ce premier opus ! Cette course poursuite à travers le pays confère un rythme détonnant au récit et ce n’est pas le caractère de notre héroïne qui va le ralentir ! Joanne est une jeune femme pétillante, courageuse, grande gueule et bourrée d’humour. Nous sommes touchés par son vécu, par sa sensibilité, par sa malédiction. Elle a peur et ne s’en cache pas, elle fera tout pour sauver sa peau mais pas au détriment de la vie des autres. C’est une héroïne peu commune dans le genre, car même si elle détient des pouvoirs faramineux, elle n’en reste pas moins une femme meurtrie qui n’aspire qu’à la tranquillité. Et, ce qui ne gâche rien, elle a bon goût en matière de mâles ! Celui qui va croiser sa route est plutôt remarquable, mais je n’en dis pas plus …

Le roman n’est pas séparé en chapitres mais en quatre bulletins météorologiques donnant la tendance climatique des événements à venir et cela s’intègre parfaitement dans le récit. Le style de l’auteur est toujours agréable, brute, fluide et vous accroche dés les premières lignes. Compte tenue des explications scientifiques nécessaires à la maîtrise du pouvoir de Gardiens des Cieux et donc à la compréhension des épisodes climatiques, cette légèreté est plutôt bienvenue. Vous ne regarderez plus les commentateurs météo du même œil !

Une intrigue bien menée, pleine de rebondissements, une héroïne attachante, un background singulier, bref, une excellente entrée en matière pour cette nouvelle saga dont le deuxième opus, Vague de chaleur, est prévu pour 2011 ! Vivement !



7,60 EUR
Achat Fnac

L'étrange Seigneur du château d'Eve Silver

L'étrange Seigneur du château
d'Eve Silver

Édition J'ai Lu
Collection Aventures et Passions

Sorti le 7 juillet

Présentation de l'éditeur :

Emma Parrish, fille illégitime d'un aristocrate, vit avec ses tantes, jusqu'au jour où celles-ci essayent de vendre ses services à un homme. Après s'être échappée, elle accepte d'être la gouvernante de l'enfant d'une cousine défunte. Arrivée dans sa nouvelle demeure, Manorbrier, elle découvre le propriétaire des lieux, le beau et ténébreux lord Craven, soupçonné d'avoir tué sa femme.



Chronique de Molina :

C'est le premier roman que je lis de cette auteure et j'avoue avoir été plutôt bien inspirée de le tenter! Le résumé m'avait plu et je n'ai pas été déçue, ce livre tient ses promesses.

Eve Silver créé dans cet opus une atmosphère sombre et angoissante et qui se poursuit du début à la fin. Ici point de jolies fleurs ni de château de conte de fée mais un manoir sombre et lugubre avec des occupants guère plus rassurants.

Les personnages, qu'ils soient principaux ou secondaires, ont été merveilleusement créés et chacun a sa personnalité. Pas de caractère caricatural ici, mais des personnages profondément blessés par la vie. Mais au fur et à mesure de la lecture, l'auteure dévoile peu à peu l'histoire de chacun et les plus terrifiants prennent peu à peu un visage plus humain et plus chaleureux malgré l'apparente froideur qu'ils peuvent dégager. C'est merveilleusement réalisé!

En découvrant les personnages, l'univers pesant s'allège et peu à peu le château perd de son mystère. Tout cela est mené de manière subtile et c'est seulement au bout de plusieurs chapitres que nous en percevons réellement les effets.

Mais le plus intéressant dans ce livre, ce n'est pas l'univers ni les personnages mais bien l'histoire d'amour. Elle est le pilier central du livre. Une rencontre avec un coup de foudre réciproque, une lutte contre soi et contre ses principes, une passion torride et des péripéties inattendues, voilà ce qui vous attend! C'est un vrai bouleversement, on espère autant que notre héroïne et on tremble autant que notre charmant héros. Quel duo mes ami(e)s!

Le mieux étant quand même que vous le lisiez pour vous faire votre propre idée, mais je vous le recommande sans problème. J'ai passé un très bon moment et je pense que ça sera aussi votre cas.

Les Sœurs de le Lune, Tome 6 : Demon mistress de Yasmine Galenorn


Les Sœurs de le Lune, 
Tome 6 : Demon mistress
de Yasmine Galenorn

Edition Milady
Sortie le 22 octobre 2010

Présentation de l'éditeur :

Menolly mène l’enquête. La mort, elle en connaît un rayon puisqu’elle est une vampire. Mais elle n’ira pas jusqu’à conter fleurette aux nécromanciens... Or, l’un d’eux vient d’élire domicile dans les parages. Sans compter qu’une société secrète dévouée à l’Ombre Ailée a invoqué un démon qui veut s’emparer de l’âme de Delilah. Et si tout cela était lié ?


Chronique d'Elaura :

La série Les Sœurs de la Lune de Yasmine Galenorn n’est pas la plus appréciée du genre bit-lit et pourtant, c’est sûrement une des plus originales tant dans le ton que dans le schéma narratif. A tour de rôle, les sœurs d’Artigo tiennent le devant de la scène et le changement de protagoniste peut être très appréciable, surtout au bout du sixième tome. Cela évite de s’ennuyer et d’avoir le sentiment de tourner en rond.

Certes, nous pouvons reprocher à l’auteure de se laisser aller parfois à des détails sans importance qui peuvent alourdir le récit, mais face à l’effort fourni pour gérer les nombreux personnages et l’efficacité de l’histoire, nous lui pardonnons volontier ses quelques écarts. Car oui, cette saga a le mérite de vous porter loin du quotidien avec ses intrigues politiques, ses personnages hauts en couleurs et ses créatures hors du commun.

Ce sixième tome laisse place à Menolly, la vampire. Ce n’est pas la plus facile des sœurs mais derrière sa carapace de prédateur, c’est une jeune femme sensible et profondément traumatisée par son passé. Cet opus lui permettra de dépasser certaines de ses peurs, notamment celle des hommes et c’est une Menolly transformée que nous retrouverons en fin de récit. Cette fois-ci, les gros ennemis sont des humains. Des extrémistes qui n’acceptent pas vraiment les créatures surnaturelles d’Outremonde et qui cherchent à les exterminer par la violence et la peur. Ils s’en prennent principalement à des femmes sans défense et le propos met en exergue la facilité avec laquelle les humains peuvent être grisés par le pouvoir. Face aux êtres de l’Outremonde, l’auteure nous démontre que l’humain peut-être plus cruel que n’importe quel démon et y prendre du plaisir. Les démons des Royaumes Souterrains n’ont pas l’apanage de la terreur …

Un roman tout aussi réussi que les précédents, sombre comme son héroïne, qui laisse peu de place à la romance mais contient une bonne dose d’action. Vivement le 7ème opus Bone Magic, où Camille flanquée de son harem vivra certainement la chasse de sa vie …

Les chroniques des Gardella Tome 1 : Chasseurs de vampires de Colleen Gleason

Les chroniques des Gardella
Tome 1 : Chasseurs de vampires
de Colleen Gleason

City Editions
 Sortie le 8 septembre 2010

Présentation de l'éditeur :

A chaque génération, un membre de la famille Gardella hérite des lourdes responsabilités familiales : cette fois, c'est Victoria Gardella qui est appelée à devenir chasseuse de vampires. Héritière d'une longue lignée de Vénatores, elle doit perpétuer cette ancestrale tradition. Dans les rues du Londres de l'époque victorienne, elle se révèle une redoutable adversaire des créatures des ténèbres. Jusqu'au jour où une passion dévastatrice s'en mêle. Victoria se retrouve écartelée entre son devoir familial et le célibataire le plus en vue de la capitale, le fascinant marquis Phillip de Rockley. En affrontant le vampire le plus puissant de toute l'Histoire, Victoria va devoir choisir entre son devoir et ses sentiments... Le premier volet d'une série best-seller pour les amateurs de sensations fortes.

Chronique d'Elaura : 

Envie de fantastique gothique sur fond de règne victorien ? Collen Gleason l'a fait ! Et de manière très convaincante !
Ce premier opus des Chroniques de Gardella nous plonge dans un Londres sombre où les vampires tapis dans l'ombre guettent leurs proies en quête de sang chaud, où les bas-fonds n'ont jamais été aussi dangereux … où les jeunes filles de 19 ans sont des chasseuses de vampires ! Du moins l'une d'entre elles, Victoria Gardella. Reprenant le flambeau d'une longue lignée de Vénatores, elle perpétue la tradition familiale de tuer les vampires et de débarrasser Londres de ces êtres impies. Pour ce faire, elle est aidée par sa tante Eustacia, elle-même Vénatores, que son grand âge oblige à garder la maison, mais également par l'énigmatique Maximilian Pesaro, un italien ténébreux au caractère extrêmement déplaisant.

Mais Victoria est aussi une débutante qui doit faire son entrée dans le monde pendant la saison londonienne et se trouver un mari. Éprise du beau marquis Phillip de Rockley, elle devra choisir entre sa mission et son cœur, à moins de pouvoir allier les deux … mais à quel prix ?

Ce premier volet est une véritable surprise tant le mélange de la romance régence au fantastique fait mouche ! En situant son histoire à l'époque victorienne, l'auteure nous entraîne dans une intrigue certes classique, mais rafraîchissante, où les vampires sont de vrais méchants, pieux dans le cœur, ail et eau bénite à la clé. La condition des femmes de l'époque oblige notre héroïne à maints stratagèmes pour accomplir son devoir et notre intrépide jeune femme se retrouve bien souvent dans des situations inextricables. Le style de l'auteure est fluide, totalement en adéquation avec l'époque et malgré quelques petits anachronismes, nous prenons beaucoup de plaisir à lire cette agréable mise en bouche. M'est avis que la suite va être plus que passionnante …

Un début réussi pour une saga atypique qui ravira autant les amoureux du fantastique victorien que les inconditionnels de la romance historique.



Chronique de Tan :

Encore une nana qui se bat contre les vampires me direz vous. Eh bien oui mais pour une fois ça n’est pas de l’urban fantasy au sens stricte puisque que l’histoire se déroule dans l’Angleterre du début du 19ème siècle, visiblement quelques années après la parution du Vampire de Polidori (1819) vu comme cette œuvre hante les esprits de la haute société dans ce livre. Les vampires y sont d’ailleurs très old school. Ils ne peuvent traverser un cours d’eau, ils n’aiment pas l’ail, ni l’argent et craignent et le soleil et les pieux. J’ai presque été envahie par un sentiment de nostalgie en découvrant ça. Pour la petite histoire, ces vampires-là sont des descendants de Judas Iscariote d’où l’aversion pour l’argent. Mais revenons à notre nouvelle héroïne. Victoria ou comment devenir Venator (ie chasseuse de vampires) dans le monde guindé de l’aristocratie londonienne. Le résumé laisse deviner qu’il pourrait s’agir d’un buffy-like avec son histoire de « à chaque génération » et c’est exactement ça. Dès le départ, j’ai très bien ressenti le côté Buffy et j’ai eu un peu de mal à passer outre l’impression qu’il s’agissait d’un livre pour jeunes adultes. Bien que Victoria ait 19 ans, soit parfaitement brune et certainement plus futée que Buffy à ses débuts, elle a les mêmes habitudes que la tueuse de Sunnydale : entrainement physique, ronde de nuit et scènes d’action pieu en main. Elle dégage aussi une certaine fraicheur et innocence alors qu’on la voit aller de bal en bal pour être courtisée et trouver un mari. Là s’arrête la comparaison. Avoir 19 ans au 19ème siècle implique beaucoup de choses notamment de se trouver un bon parti et de lui assurer une succession. Et être Venator c’est maîtriser l’art de se battre en jupons, planquer des pieux dans sa coiffe et savoir aussi bien faire illusion auprès des prétendants que des vampires. Autant dire que la tâche est ardue et que c’est là-dessus que repose tout le premier tome. Victoria y découvre sa nouvelle fonction, ses nouveaux pouvoirs, ses nouveaux alliés et ennemis tout en essayant de mener sa vie de débutante dans la haute société. Un parcours initiatique express dont elle ressortira définitivement plus mature tout en ne perdant pas son très mordant sens de l’humour et sa tête bien faite.


Une chose dont je commence à perdre vraiment l’habitude, c’est de lire des livres où l’histoire est racontée de plus de 2 points de vue. Ici tout le monde a le droit de donner sa vision des choses et il y a même un pseudo chœur « à la Shakespeare » qui nous informe régulièrement des dernières rumeurs et perceptions des événements par le commun des mortels (Winifred, Melisande et Petronilla en l’occurrence). Ça permet vraiment d’avoir une perception plus globale de l’intrigue et de se rendre compte des petits détails dont l’héroïne n’a pas conscience mais qui donnent des pistes pour le tome 2. Qui dit livre en costumes, dit aussi travail au niveau du style. Ça pourrait passer pour pompeux mais j’ai trouvé ça plutôt charmant et ça aide bien à rentrer dans l’époque. La façon dont les gens s’adressent les uns aux autres est plus subtile, ça change. Pour tout dire, il n’y a qu’un gros écart de langage (enfin 2 mais l’autre est moins notable) et je l’ai reporté dans les quotes ci-dessous tellement il m’a fait sourire par son incongruité. Malheureusement (ou heureusement), tout n’est pas que combats, bluettes et querelles entre Victoria et son alter-ego masculin Max, il y a aussi une trame hautement dramatique qui je l’avoue me pince un peu le cœur quand j’y repense. C’est un passage nécessaire, inéluctable mais au combien dur. Et c’est ce petit truc pas très drôle qui me fait dire que, malgré les quelques longueurs du début, ce livre vaut plus que 3/5 (j’ai mis 4 sur Goodreads). J’ai les doigts qui commencent à me démanger et je lirais bien la suite mais chaque chose en son temps. En plus j’ai un problème. Je me suis spoilé les yeux toute seule en cherchant le 3ème tome sur Amazon (saleté de résumé qui dit tout) et je ne suis pas sûre d’aimer la direction prise par la suite. J’ai peur que certains passages à venir dans le tome 2 soient très douloureux. A suivre.